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Compost et bouillon de déchets organiques

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Compost et bouillon, quel est le rapport?  TOUT!  Lisez et vous comprendrez.

Tout a commencé hier lorsque j’ai lu cet article de Marie-Claude Lortie, La poubelle et l’avenir.  J’étais heureuse de trouver quelqu’un d’aussi obsédé que moi sur les poubelles et le compostage.  Chez moi, interdiction de jeter un aliment végétal dans la poubelle.  C’est U-NE HON-TE.  Et j’ai eu le même enchantement qu’elle quand je suis allée aux Îles de la Madeleine il y a quelques années, en voyant leur trois bacs; un vert, un bleu et… un brun.   Et comme elle, je me demande ce qu’attend la ville de Montréal pour nous fournir un bac brun.

Cuisiner son bac brun!

Je l’avoue, je ressens une grande jouissance lorsqu’après une journée de cuisine je dépose tous mes restes de végétaux bio dans le composteur à l’extérieur de chez moi.  Notez que l’hiver, c’est Compost Montréal qui ramasse mes détritus organiques. Imaginez ma satisfaction lorsque j’utilise mon compost pour cuisiner!  Vous avez bien lu!  En fait, je ne cuisine pas mon compost mais ce qui aurait pu s’y retrouver si je ne l’avais pas exploité au maximum 😉

Ce qui me fait penser à ce documentaire sur le « dumpster diving » Wasteful thinking ou on parle de gaspillage alimentaire et des trésors qu’on peut trouver en plongeant dans les poubelles de marchés et de restaurent du Québec.  Vraiment intéressant.  Pas normal toutefois de jeter autant de nourriture fraîche et parfaitement mangeable quand on sait que plusieurs personnes souffrent d’insécurité alimentaire.  Gros problème de répartition!  Je peux malgré tout imaginer le plaisir de ces plongeurs de retour à la maison avec des sacs de nourriture en bonne condition, sans avoir déboursé un seul sou.

Plongeon dans le bac brun

Quand je prépare un plat, il y a obligatoirement des restes et des retailles; pelures d’oignon, tiges d’échalote, de persil, feuilles de céleri, de carotte, de céleri-rave, de betterave, queues de poireau, etc. Il n’y a pas de honte à cuisiner les retailles, au contraire, cela démontre un grand respect des aliments, sans compter les économies à faire.   Même Charles Antoine Crête de chez Toqué le fait.  Souvenez-vous ce cocktail aux queues de fraises qu’il a fièrement préparé cet été à l’émission À la di Stasio.

Bouillon de culture bio ou transformer ces déchets organiques en bouillon maison

Ce que je veux développer chez vous aujourd’hui lecteurs, c’est l’utilisation de vous retailles pour en faire du bouillon maison savoureux, nutritif et responsable!  Profiter de ce que mère nature nous donne jusqu’à la dernière goutte, surtout si vos légumes sont bio!

Bouillon de légumes maison avec quoi?

Tout ce que vous aurez accumulé comme retailles en cuisinant durant la semaine ou après une journée intensive de préparation de repas.  Tout bon chef a une marmite d’eau sur le rond qui n’attend que de recevoir des retailles pour prendre saveur et vie!

Déposer donc toutes vos retailles dans une grande marmite, couvrir d’eau, saler bien et ajouter les herbes séchées que vous avez sous la main: thym, romarin, sauge, Laurier, quelques grains de poivre noir, etc.

Porter le tout à ébullition puis laissez mijoter doucement une trentaine de minutes.

Tiédir et filtrer.  Ce qui reste, vous pouvez le composter l’âme tranquille 😉

Ce bouillon vous pouvez le cuisiner, le congeler, l’offrir en cadeau.

Morale de l’histoire, avant de composter, cuisiner 😉

SANTÉ!