Sauter au contenu

Articles de la catégorie ‘Végétarien’

Cuisine, nutrition et espoir!

Je donne parfois des cours de cuisine et nutrition dans les milieux communautaires.  En novembre dernier c’est dans le Sud Ouest de Montréal que j’ai partagé 60 heures de savoir ;)  On m’a engagé pour donner des cours à dix femmes inscrites au projet Espoir de Tyndale St-Georges.  Parce que savoir choisir l’énergie qui nous nourrie c’est essentiel!  Quelle expérience!  Ce fut un grand moment de bonheur et de partage.  Mon rôle fut finalement celui de confirmer que les habitudes alimentaires transmises par leurs mères, sont extrêmement saines!  Ces femmes débarquées à Montréal parfois depuis peu, parfois depuis longtemps mangent étonnamment bien.  La base de leur alimentation consiste en des céréales, des légumineuses, des légumes, des fruits et très peu de viande et de poisson.  Elles connaissent et consomment le chia, la graine de lin, le kale et font leur pain.  Les aliments sont visiblement leur médicament bien avant la pharmaceutique.  Wow!

Mais le truc c’est qu’elles doutent!  Pourquoi me direz-vous? Parce que ce que nous retrouvons comme modèle alimentaire à Montréal est bien loin de ce qu’elles connaissent, de ce que leurs mères leur ont appris. Que le crochet visez santé sur le pain blanc moelleux vaux plus à leurs yeux que  le traditionnel pain pétrit chaque matin.  Elles veulent apprendre à faire des hamburgers, de la pizza, du mac & cheese, à la demande des enfants qui veulent manger du McDo, des pizzas pochettes et du Kraft Diner comme leurs camarades d’école.  Heureusement j’arrive en renfort avec mon côté brut!  Burger de sésame, pizza aux légumes sur pâte de blé entier, lasagne au feta de tofu et épinard.

Nous avons donc passé 60 heures à définir l’alimentation saine et à la mettre en pratique.  Mon but étant de renforcer ce sentiment de confiance en leur propre cuisine et d’éviter qu’elles donnent la responsabilité de les nourrir à l’industrie.  Je leur ai donné des idées et trucs pour varier leur alimentation, cuisiner plus efficacement et ajouter du Québec dans leur assiette!  Mais pas question qu’elles oublient leur culture et ce que leur grand-mère et leur mère leur ont appris.

Belles, vivantes, présentes, généreuses… À notre 10ème et dernier cours nous avons partagé un repas où chacune des femmes a cuisiné une recette traditionnelle mettant en pratique les concepts nutritionnels appris en classe.  Remarqué le gâteau au fromage et fraises d’hiver de la Californie… ;)  Comme quoi la perfection n’existe pas!

Voici en images, le groupe et ce qu’on a partagé ensemble:

Rukiya a refait son fromage cottage à partir d’un yogourt nature cuit.  La première fois qu’elle l’a fait elle avait ajouté des feuilles de kale séchées et hachées (légume très utilisé dans la cuisine éthiopienne, feuille et tige), cette fois c’est dans des lentilles corail qu’elle a ajouté le cottage.

Ling nous fait un bouillon à la chinoise maison (qu’elle démarre à froid en mettant tous les légumes dans un chaudron pour ensuite les cuire doucement ce qui donne un goût divin et sucré au bouillon).  Elle a fait une soupe  avec beaucoup de gingembre bon pour la digestion, les maux de gorge et les voies respiratoires!

Anne a choisi de faire une polenta avec de la purée de courge et, ingrédient “inusité”, du lait de coco!  Miam!

On prépare BEAUCOUP d’ail, toutes les recettes en demande une bonne quantité!

Ici des aubergines à l’indienne…

Et ici la galette traditionnellement mangée par les éthiopiens à base d’orge, de sarrasin, de millet:

Le pain chiapati qui accompagnera le dhal et les aubergines!

La délicieuse soupe aux légumes de Ling:

Voici comment on mange la galette en Éthiopie.  Elle est pré-divisée et selon la tradition le père amène à la bouche de chacun des membres de sa famille une bouchée.  Rukiya et Misrak nous font même la démonstration!  Nice :)

J’ai fait du tofu brouillé au épinard…

Madina prépare une salade de légumes tièdes avec comme base du chou et des carottes, du curcuma et ensuite elle ajoute d’autres légumes colorés.  La couleur c’est super important pour Madina.

Madina tenait aussi à nous préparer un riz au safran avec des petites baies rouges semblables au goji mais ce n’en sont pas…

Merci girls!  Je confirme, côté alimentation saine il y a vraiment beaucoup, beaucoup d’espoir!  Je vais longtemps me souvenir de vous!

SANTÉ!

Croustade pomme romarin

Que faire avec des pommes en saison… une traditionnelle croustade voyons!  Ma grand-mère en faisait, ma mère en fait, j’en fait et mes soeurs en font aussi.  C’est une tradition familiale.  Après la cueillette, la cuisine des pommes.  Bon, je ne suis pas encore allée en cueillir mais c’est pour très bientôt, quand les feuilles des arbres commenceront à passer du vert au rouge, c’est le signal que je dois me mettre en mode production de croustade aux pommes!

Vous me connaissez, j’aime les classiques, mais j’aime surtout leur donner une saveur nouvelle pour réveiller mes papilles et éviter qu’elles dorment au gaz… Ce qui allume mes papilles, c’est le ROMARIN frais avec la POMME.  Un mixe gagnant!  

CROUSTADE pommes & romarin 

Avec quoi?

Pour la garniture aux pommes

6 pommes du Québec coupées en morceaux

Le jus de 1 citron

1 c. à soupe de fécule de maïs

1 branche de romarin frais haché finement

1/4 de tasse de sirop d’érable

Pour le Crunch 

1 tasse de noix de Grenoble ou de pecan en gros morceaux ou de graines de tournesol

1 tasse de flocons d’avoine

1/4 de tasse de farine d’épautre

1/4 de tasse de cassonade ou sucre brut

1/4  de tasse de beurre artisanal ou d’huile de tournesol de première pression à froid

Comment?

Mélanger les ingrédients de la garniture aux pommes

Mélanger les ingrédients du crunch.

Mettre le mélange de pommes au font d’un moule carré et étendre la préparation du crunch sur le top!

Cuire au four 30-40 minutes à 350°F.

Manger chaud et apprécier le moment.  Attention, risque de tomber dans les pommes après la première bouchée ;) !!!

Défi jour4: Pesto de kale

Je continue de m’inspirer du blogue Eating rules et des idées du défi #Unprocessed food!

Hier on y parlait pesto… de kale.  Le pesto traditionnel est fait à base de basilic ou d’une fine herbe fraîche et verte.  Le kale, une belle grande feuille verte, fera le travail en ajoutant un boost côté valeurs nutritives!

J’ai trouvé cette autre recette de Heidi Swanson et ses pâtes d’hiver, je n’ai pas pu résister.  Et j’avais tout dans mon frigo pour la faire.

Quoi de plus vert qu’un pesto de kale!  C’est le merveilleux monde du cru qui m’a initié et fait découvrir ce légume feuille. Heureusement, même en hiver aucun problème a s’approvisionner en kale, très accessible un peu partout.  Sinon, please, demandez-le!

Ce pesto vous pouvez le mettre bien évidemment sur des pâtes ou sur un poisson, des tranches de tofu grillé, en tartiner un sandwich, en fait, partout où vous auriez mis le pesto traditionnel.  C’est pas génial?!

AVEC QUOI?

4 gousses d’ail bio pelé

4 échalotes françaises pelées

1 botte de kale retiré de sa tige

1/3 de tasse d’huile d”olive de première pression à froid

1/4 de tasse d’amandes grillées ou de noix de pin

Jus de citron

Sel et poivre du moulin

Fleur de sel au service

1 sac de 340g de pâtes alimentaires

Thym, basilic, ou origan frais ou sec

1/3 de tasse de fromage de chèvre local

Olives noires au goût

COMMENT?

Madame Swanson fait son pesto avec des feuilles de kale blanchies.  Mais vous pourriez tout aussi bien le faire cru en mettant tous les ingrédients au robot.

Faire bouillir une grande quantité d’eau salée et y mettre l’ail et l’échalote.  Cuire 3 minutes, ajoutes le kale.  Laisser 30 secondes de plus puis retirer tout avec une petite passoire et mettre dans le bol du robot.  Ajouter l’huile, le jus de citron, les amandes ou les noix de pain, saler et poivrer.  Pulser jusqu’à avoir une pâte verte, texture pesto.  Utiliser la même eau pour cuire vos pâtes.  Suivre les indications inscrites sur l’emballage.  Une fois les pâtes cuites, égoutter en gardant 1/2 tasse d’eau de cuisson.  Remettre les pâtes dans le chaudron ajouter le peso de kale et si vous trouvez la préparation trop épaisse, ajouter un peu d’eau des pâtes.  Au moment de servir garnir de fromage de chèvre, de fines herbes, de fleur de sel et de poivre du moulin et de quelques olives noires.

 

Vive le vert en pesto maison!

Sandwich aux tomates (panier ASC – 6 août)

Le soir du ramassage du panier bio, c’est toujours un moment un peu stressant… étrangement.

Je dois le ramasser entre 18h et 20h.  Je finis de travailler à 18h30.  Vite, je descends la rue Atwater en vélo à toute vitesse, le vent dans les cheveux, jusqu’au marché Atwater, 18h45.  Je fais quelques achats sur ma liste… 19h15.  Parle, parle, jase, jase avec mon fermier, Jocelyn, il est 19h45…  J’arrive chez moi, il est 20h00, J’AI FAIM!!!  Et j’ai pas envi de cuisiner.  Oui, ça m’arrive ;)

Qu’est-ce qu’on mange?   Un sandwich aux tomates bio et basilic frais à partir des légumes du panier.  Ça prend 5 minutes et c’est totalement réconfortant.

Parce qu’il n’y a rien de meilleur qu’un sandwich aux vraies tomates, sel, poivre mayonnaise.  Avec un petit rosé sur la terrasse à lire mon magasine SAVEUR de juillet…. Le bonheur.  La tension redescend comme moi rue Atwater…  Bonheur.

Vivement le sandwich aux tomates bio d’été!

SANTÉ et légèreté!

C’est le temps des tians (panier bio 28/07)

Grâce à la communauté du sud ouest de Montréal, je peux recevoir de juillet à octobre des légumes bio.  Parce que plusieurs personnes du quartier encouragent un fermier qui lui, s’engage à fournir des légumes de son jardin et des alentours.

Il y a comme une grande joie, un grand bonheur quand je reçois mon panier, (cela expliquerait peut-être pourquoi les grands mangeurs de légumes sont plus heureux que les carnivores!!!)  Mon bonheur vient en partie du fait que je me respecte en sachant ce que je mange et en sachant surtout ce que je ne mange pas, comme des pesticides, des insecticides et des engrais chimiques…

Alors donc, jeudi c’est le jour du panier bio.  Mon agriculteur c’est Jocelyn et son Jardin Bio Santé qui m’approvisionne de juillet à octobre en légumes bio.  J’adore.  C’est Noël chaque semaine, et j’aime m’ajuster à tout ce que je reçois.

En fait, en observant le contenu de mon panier c’est un tian de légumes qui m’est venu en tête. Aussitôt à la maison je tranche l’aubergine, je la badigeonne d’un peu d’huile, je sale légèrement et la dépose sur une plaque de cuisson recouverte d’un papier parchemin, (mais inutile de la dégorger).

Cuire au four à 375-400 degrés, 10 minutes de chaque côté.  Réserver.  Je sers les aubergines grillées pliées en deux et garnit d’une feuille de basilic au centre, en accompagnement du tian et/ou simplement avec de la sauce tomate et du parmesan frais.

UN TIAN, COMMENT?

Trancher tomates et courgettes en rondelles d’un demi centimètre et placer dans un plat allant au four, en alternant courgettes, tomate, courgettes, tomates… saler, poivrer et garnisser d’ail frais émincé, d’herbe de Provence et d’un filet d’huile d’olive.  Cuire le tout au four à 400 degré 30-45 minutes.

Santé Canada cherche depuis nombre d’années comment augmenter la consommation de légumes chez l’humain et bien cessez de chercher, j’ai trouvé, le tian est LA façon de consommer ce qu’il faut de légumes chaque jour.  C’est juste trop bon et le petit jus que dégage les tomates vous en imbiber un bon pain au levain…

Au moment de servir, garnir le tian de plein de fines herbes fraîches et de ciboulette, d’huile d’olive de première pression à froid et d’un bon vinaigre balsamique.

Noter que…

  • Le tian se mange chaud, tiède ou froid et est délicieux le lendemain.
  • Manger-le tel quel ou sur du pain ou dans des pâtes.
  • Passer-le au mélangeur pour un potage ou une sauce rapide et savoureuse.

Merci le sud ouest de soutenir le Jardin bio santé et merci le Jardin bio santé de soutenir la santé des résidents  du sud ouest.  À la semaine prochaine!!!

Floralia, Fuschia et le chat

C’est le deuxième été que je vois Caroline dans les marchés avec ses magnifiques fleurs.

Et quelle ne fut pas ma surprise de la rencontrer chez Fuschia ce midi entre deux pluies et deux patients…

Caroline c’est aussi Floralia, une entreprise de fleurs biologiques à manger ou à regarder mais assurément à découvrir si vous ne connaissez pas déjà.

Parce que tous les vendredi me dit-elle, elle apporte certains de ses magnifiques bouquets de Hemmingford jusque dans l’épicerie fleur Fuschia. au plus grand bonheur de nos sens!  J’avais pas ma caméra mais vive le iphone :) .  J’ai pu immortalisé ce moment de repos et de ravitaillement avant de retourner faire mon boulot au Chest…

Un peu comme les paniers ASC vous pouvez vous abonnez à 6, 12 ou 16 semaines de livraison de fleurs.  Une belle idée à offrir à ceux qu’on aime!

Et voici mon voisin de table…

Zen n’est-ce pas?! ;)

Pizza rapide au pesto d’asperges

J’ai fait un sprint d’idées pour profiter des dernières asperges avant la fin de la saison, sur le blogue de l’association manger santé bio.

J’ai entre autre donné une base pour faire un pesto d’asperges crues.  C’est délicieux, sans cuisson et donc pratique pour les jours chauds d’été.

J’ai tartiné ce pesto sur un pain azim pour me faire des mini pizza rapide.  Une grande réussite.  À l’apéro avec un rosé.  Je me suis aussi permise d’ajouter au moment de servir du chèvre frais du Ruban bleu, l’écu , une fromagerie artisanale que j’adore et qui est très présente dans les marchés urbains de Montréal cet été.

Qui a dit que manger santé était compliqué? ;)

Pizzuna!

Pizzuna pour pizza à la mizuna.  Encore une feuille!  Une autre belle découVERTE!

La mizuna est en fait, une laitue japonaise douce.  Sa feuille ressemble à celle de la roquette mais son goût n’a rien à voir.  Selon les lectures que j’ai faites, on peut remplacer la roquette par la mizuna dans la plupart des recettes.

Vous pouvez la savourer tout simplement en salade avec de l’oignon vert, de la fleur d’ail, une bonne huile d’olive et un bon vinaigre… du sel de Guérande et du poivre du moulin.   Ou à l’asiatique avec de la tamari, du citron, du miel, du vinaigre de riz et de l’huile de sésame grillé.

Elle sera aussi délicieuse à l’italienne avec la tomate, le parmesan, le prosciutto.

Et voilà la pizzuna est née!

L’idée c’est de prendre une belle grosse botte de mizuna fraichement cueillie du marché, bien la nettoyer, la déchiqueter et la mettre dans un bol avec de l’oignon vert, de la fleur d’ail et des tomates cerises coupées en quatre.  Ajouter quelques gouttes d’huile d’olive, du sel et du poivre.  Mélanger avec les mains pour enrober d’huile.

Vous en couvrez ensuite le dessus d’une pâte à pizza maison (ou d’un pita ou d’une tranche de pain artisanal) préalablement tartinée de sauce tomate en terminant avec du fromage fort, type parmesan.  Saucisson ou prosciutto artisanal sans nitrite (ou agent de conservation) pourrait également être ajouté sur le top!  Cuire au four 15 minutes à 375 degré. Tiédir et garnir de feuilles de basilic et d’origan frais.

En jasant avec un producteur de mizuna, il m’a suggéré de ne pas cuire la mizuna, de plutôt cuire la pâte avec les tomates et le fromage et à sa sortie de four c’est à ce moment qu’on y dépose la garniture de mizuna.  La chaleur fera le travail et la valeur nutritive sera supérieure.

Pâte à pizza maison:

50g de levure de bière

15 ml de sucre

2 1/2 tasses d’eau à la température du corps

2 tasses de semoule de blé

2 tasses de farine de blé entier

2 tasses de farine d’épeautre

15 ml de sel

COMMENT?

Dans l’eau diluer la levure avec le sucre

Mélanger les ingrédients secs et incorporer l’eau au mélange de farine.

Pétrit 5 minutes, huiler la boule de pâte, mettre dans un bol couvert d’une pellicule plastique et d’un linge à vaisselle et laisser gonfler durant 45 minutes à température pièce.

Dégonfler puis pétrir encore 5 minutes.  Laisser lever un autre 45 minutes.

Dégonfler et étendre sur une plaque recouverte de papier parchemin.  Garnir et cuire au four à 375-400 degré 15 minutes.

Pâte au pesto de kale et chèvre

Ce soir j’ai une rage de green.  Tellement que ça fait 3 jours consécutifs que je passe chez Crudessence sur la rue Mackay, siroter un smootie ou un élixir pour me booster.  Il paraîtrait que nous sommes ce que nous mangeons…  Et bien en ce moment je mange cru, vert et vivant!  Don’t know why, mais c’est ce que me dicte mon corps.  Alors je l’écoute.

J’aime la courge mais j’ai absolument besoin d’un break sans betacarotène parce que je commence à avoir un teint légèrement orangé, comme les bébés, tellement j’en ai mangé.  J’utiliserai donc mes excès de courges bio pour faire des purées au nouveau né de la famille, Théo, qui en mangera dans quelques mois, au plus grand bonheur de son petit corps tout neuf…

Tout ça pour dire que quand j’ai vu cette recette de Heidi Swanson et ses pâtes d’hiver, je n’ai pas pu résister.  Et j’avais tout dans mon frigo pour la faire.

Quoi de plus vert qu’un pesto, et pas n’importe lequel (lekale ;) , un pesto de kale!  C’est le merveilleux monde du cru qui m’a initié et fait découvrir ce légume feuille.  Et tout l’été, Stéphane et Kale et compagnie m’ont fournit en feuilles vertes ;) .  Rapidement j’ai développé une dépendance.  Heureusement que même en hiver je n’ai aucun problème a m’approvisionner en kale, très accessible près de chez moi… et je l’espère, près de chez vous.  Sinon, please, demandez-le!

Ce pesto vous pouvez le mettre bien évidemment sur des pâtes ou sur un poisson, des tranches de tofu grillé, en tartiner un sandwich, en fait, partout où vous auriez mis le pesto traditionnel.  C’est pas génial, et tellement délicieux et nutritif!

AVEC QUOI?

4 gousses d’ail bio pelé

4 échalotes françaises pelées

1 botte de kale retiré de sa tige

1/3 de tasse d’huile d”olive de première pression à froid

1/4 de tasse d’amandes grillées ou de noix de pin

Jus de citron

Sel et poivre du moulin

Fleur de sel au service

1 sac de 340g de pâtes alimentaires

Thym, basilic, ou origan frais ou sec

1/3 de tasse de fromage de chèvre local

Olives noires au goût

COMMENT?

Faire bouillir une grande quantité d’eau salée et y mettre l’ail et l’échalote.  Cuire 3 minutes, ajoutes le kale.  Laisser 30 secondes de plus puis retirer tout avec une petite passoire et mettre dans le bol du robot.  Ajouter l’huile, le jus de citron, les amandes ou les noix de pain, saler et poivrer.  Pulser jusqu’à avoir une pâte verte, texture pesto.  Utiliser la même eau pour cuire vos pâtes.  Suivre les indications inscrites sur l’emballage.  Une fois les pâtes cuites, égoutter en gardant 1/2 tasse d’eau de cuisson.  Remettre les pâtes dans le chaudron ajouter le peso de kale et si vous trouvez la préparation trop épaisse, ajouter un peu d’eau des pâtes.  Au moment de servir garnir de fromage de chèvre, de fines herbes, de fleur de sel et de poivre du moulin et de quelques olives noires.

Vive le vert!

Le grand livre de la cuisine végétarienne

La blogueuse culinaire que je suis s’habitue au virtuel.  Mais quelle ne fut pas ma surprise de recevoir par courrier réel, dans ma boîte aux lettres, il y a quelques semaines, un livre des éditions de l’homme, Le grand livre de la cuisine végétarienne, écrit par deux chef de l’ITHQ.

Fidèle à moi-même, j’ai feuilleté ce livre comme tous ceux que je regarde en librairie.  Les livres de recettes sont pour moi une source d’inspirations, un des points de départ d’une création culinaire qui ressemblera rarement au résultat final. Je suis incapable de suivre une recette intégralement.  Mon cerveau résiste à tout ce qui est imposé. C’est un des éléments que j’ai gardé de mon adolescence ;) .  Je dois absolument apporter mon grain de fleur de sel, de curcuma ou de cardamome!

En observant ce livre, j’ai réfléchi et me suis attardée sur ce qui stimule mon imagination et déclenche chez moi l’acte culinaire:

  • Les photos et/ou images, je mange d’abord avec les yeux
  • L’originalité des idées, des mots, j’aime qu’on me surprenne!
  • Un agencement aromatique équilibré et nouveau
  • la disponibilité et la provenance des ingrédients qui composent la recette
  • Les valeurs nutritives et bienfaits sur ma santé
  • La rapidité et la simplicité
  • La philosophie alimentaire de l’auteur qui me rejoint
  • Le côté traditionnel des recettes (parce que parfois je veux apprendre les bases)
  • La fiabilité de la recette et la réputation de l’auteur et/ou du chef (en qui j’ai confiance et que je sais que sa recette me réussira)

 Voici donc les éléments figurant dans le grand livre de la cuisine végétarienne, qui ont fait réagir ma créativité alimentaire… parce qu’on n’a jamais trop d’idées pour cuisiner végé!

Dans la catégorie…

  • Originalité des recettes: carri rouge au shitake et pousses de bambou, crème de racines de persil, mijoté de quinoa au fenouil et bolets, pesto de roquette, purée de pomme de terre mangue et estragon, riz pilaf à la cardamome, salade de jeunes pousses et de fleurs, salade folle de germinations aux arômes de sous bois.
  • Agencement aromatique nouveau: chutney de courge spaghetti aux raisins de corinthes, potage de rapine à l’orge et au maïs, soupe de clémentine au basilic et sorbet de cacao.
  • Ingrédients de saison (automne/hiver) et locaux: chutney de cerise de terre et de canneberge, compote de courge aux épices, écrasé de topinambours, muffins aux canneberges.
  • Rapidité et simplicité: chips d’ananas, chips de courge, croquette de potimarron au cheddar, endives braisées.
  • Recettes traditionnelles: carré aux dattes, clafoutis aux cerises, gratins, sauce béchamel, soupe à l’oignon.
  • Réputation: L’ITHQ est un institution qui enseigne les techniques de base en cuisine et forme des chefs, j’ose espérer que les recettes sont fiables.
  • Philosophie et éthique alimentaire: En introduction les deux chefs; Igor Brotto et Olivier Guiriec soulignent que ce livre est une référence pour ceux et celles qui veulent varier leur alimentation, qui respectent le rythme des saisons en utilisant saveur et fraîcheur.
  • Santé: Beaucoup de légumes, mais trop de crème et de beurre… OUPS!  Ce qui peut s’ajuster si vous avez l’habitude de cuisiner végé et équilibré.

Conclusion:

Beaucoup de classiques à la manière végétarienne.  Une façon douce d’intégrer le végétarisme à temps partiel dans ses habitudes alimentaires, sans trop créer de bouleversements drastiques.

Un livre de cuisine lacto-ovo végétarienne… mais avec un peu trop de crème et de beurre à mon goût (végé ou non, c’est pas une raison pour abuser de ces deux ingrédients riches en gras animal).

Et beaucoup de mots inconnus du commun des mortels, qui ne sont pas expliqués.  Un lexique aurait été utile pour les mots suivants: amaretti, korma, blinis, briouats, causa, kumquat, funghi trifolati, kakis, occhio di bue et beurre, papardelles, papa a la Huancaina, papa rellena, piperade, salsifis, spanakopitas, tchacktchouka.

Reste une source d’inspirations intéressantes pour ceux qui veulent intégrer davantage de plats végétariens dans leur alimentation et ayant déjà de bonnes connaissances et techniques de base en cuisine.

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 114 followers