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Gérard Mathar et sa Gaspésie sauvage

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Hier soir, sous la neige, neige, blanche, je me suis rendue rue Lasalle à Verdun où nous avait donné rendez-vous Terroirs Québec pour un 5 à 7 avec Gérard Mathar et Gaspésie sauvage.  Quelle découverte!

D’abord j’ai fait la connaissance  d’un homme vraiment inspirant: Gérard Mathar.  Il est un modèle d’autosuffisance et de développement durable!  Belge, artisan, père de 3 enfants, établit en Gaspésie depuis 8 ans, il vit de la cueillette de champignons et de plantes sauvages (et il ne fait aucune production, insiste-t-il pour dire).  Sa mission: Mettre la forêt dans nos assiettes!  Il a monté une compagnie, construit sa maison, possède 1 vache laitière, 4 vaches à viande, des poulets, des lapins, un jardin et… une forêt!   Il fabrique son fromage, son pain, ses charcuteries, ses confitures.  Une espèce de Laure Waridel forestière, avec quelques kilos en plus ;)  En écoutant Mathar j’ai beaucoup appris sur la réalité d’un cueilleur qui veut vivre de sa cueillette et préserver son environnement mais confronté aux demandes et exigences de la MAPAQ au moment de la transformation de ses produits.  Pas simple tout ça!

Ensuite j’ai découvert les produits transformés et séchés de Gaspésie Sauvage:  têtes de violon, champignons marinés ou séchés, confiture de petites fraises, thé du Labrador, etc.  Les champignons séchés sont particulièrement odorants et ne demande que quelques minutes dans l’eau pour être utilisés comme les frais.  Et surtout on garde l’eau de trempage pour des bouillons, des soupes, des sauces, ce que Gérard nous interdit de faire avec les champignons séchés provenant de Chine, par exemples, qui ont subi une fumigation!   Il ne mangerait pas non plus de shitake, à moins qu’ils soient bio… Merci pour l’info Gérard!

Mélange de champignons sauvages séchés
Thé du Labrador

Les produit frais sont vendus exclusivement  aux restaurateurs.  Son premier client fut d’ailleurs Normand Laprise du Toqué.  Et maintenant lui et une centaine de cueilleurs ramassent et envoient à une quinzaine de restaurants de Montréal, ses produits forestiers.  Mais qu’est-ce qui fait que Laprise, Picard, Jetté et Dammann, entre autre, aiment ses produits: leur fraîcheur!  Quand les restaurants reçoivent mes produits ils savent qu’ils étaient encore en forêt il y a 12 heures 24 heures, nous dit-il fièrement!

La veille de la conférence, l’homme et ses produits participait d’ailleurs au Montréal en lumière et c’est au DNA  qu’il a apporté ses précieux produits de la Gaspésie pour inspirer le repas gastronomique servi par le chef Derek Dammann. Une soirée privilégiée nous dit ici Yanick Villedieu.

Et Gérard en fin de conférence nous suggéra tous de lire le livre Décroissance heureuse de Maurizio Pallante.  C’est noté!

Il a aussi plusieurs beaux projets de développement dont on ne peut pas encore parler!  À suivre!

Encore merci Gérard!

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3 Commentaires
  1. J’ai justement un sac du mélange forestier que ma mère m’avait rapporté de la Gaspésie l’été dernier. Il est temps que je l’utilise!

    Cet homme a l’air bien inspirant.

    29 février 2012
  2. Sylvie Valcourt #

    Je suis à la recherche de nouveaux horizons et cueilleuse de produits sauvages depuis plus de 10 ans. Partage de connaissances serait le bienvenu. Bien à vous. lacueilleuse@hotmail.com

    2 mai 2012

Rétroliens & Pings

  1. Chocolats forestiers | Brutalimentation

Les commentaires sont fermés.

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